C’est mon fleuve après tout

C’est mon fleuve après tout

J’adore le fleuve St-Laurent. J’ai la chance de l’avoir parcouru à bord d’un vraquier des grands lacs à Cornwall, à bord d’un voilier de Montréal jusqu’à l’océan atlantique et sans compter les nombreux bateaux qui m’ont amené le plonger tout au long de son cours.

Ce fleuve est majestueux, impétueux et il m’aura fait vibrer depuis mes premières heures de plongée sur des épaves faciles comme le Conestoga jusqu’à celles qui se sont laissées désirer comme le Havorn qui m’aura donné bien du fil à retordre. Parfois entre le fleuve et moi cela devient une histoire que je prends un peu personnelle, qu’il se laisse découvrir, car dans le fond et même pas si profond que cela, il reste temps à redécouvrir et à documenter. Même si les eaux bleues et chaudes du sud sont des plus invitantes, j’aime connaître mon environnement immédiat et il s’appelle fleuve St –Laurent.

 Mais c’était qui St –Laurent, le gars au fait?

« L’Empereur Valérien interdit en 257 aux chrétiens de pratiquer leur culte. En 258 la persécution se durcit et le pape Sixte II est surpris le 6 août de la même année à participer à une réunion de chrétiens Le lendemain il est jugé et décapité avec quatre diacres.

Laurent, désireux de subir le martyre avec Saint Sixte le suit en pleurant, lui disant «  Où allez-vous mon Père sans votre fils ? Où allez-vous Saint Pontife sans votre diacre ? » Le pape le rassure, lui annonçant sa mort dans trois jours et dans des épreuves bien plus pénibles qu’une simple décapitation.

Le Préfet de Rome avait momentanément épargné le Saint Diacre dans le but de se faire livrer les trésors de l’église pour renflouer les caisses de l’Etat. Mais Saint Laurent, suivant les ordres du pape, distribua  tous les biens de l’Eglise aux pauvres qu’il présenta ensuite au Préfet disant « Voici les seuls trésors de l’Eglise et s’y ajoutent les perles et les pierres précieuses qui sont les Vierges et les Veuves consacrées à Dieu. » Furieux, le Préfet ordonna de le dénuder, de le faire déchirer à coups de fouet, puis de l’étendre sur un gril où les charbons placés en dessous devaient  peu à peu consumer ses chairs. Mais le Saint se riait de ses tortures, les offrant à Dieu, disant même moqueur « Je suis assez rôti de ce côté, vous pouvez  me retourner » il rendit l’âme peu après. »

Notre fleuve est notre source de vie et est généreux. Pendant des siècles il nous nourrissait. Mainteant, il nous abreuve.  Après avoir porté les canots jusqu’ici, c’est maintenant ces grands navires qui nous permettent de faire du commerce à l’international.

Quand je ne plonge pas, j’aime me rendre sur la rive pour courir et regarder les bateaux passer.